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La famille Houphouët

Félix Houphouët-Boigny et son épouse Marie-Thérèse Houphouët-Boigny avec John F. Kennedy et Jackie Kennedy en 1962

Félix Houphouët-Boigny descend de chefs animistes akouè par sa mère, Kimou N’Dri (dite N’Dri Kan)[126], décédée en 1936[5]. En revanche, en ce qui concerne les origines de son père, des doutes subsistent. En effet, officiellement originaire de la tribu N’Zipri de Didiévi[126], N’Doli Houphouët serait décédé peu de temps après la naissance de Augustin[5], bien qu’aucune information fiable n’ait jamais été donnée à son sujet ; Félix Houphouët-Boigny interrogé, rétorque d’ailleurs : « Que voulez-vous donc savoir de l’étranger ? »[127]. Ce manque de clarté donne lieu à toute sorte de rumeurs dont une, particulièrement répandue, veut que son père soit un musulman originaire du Soudan, prénommé Cissé[127]. En tout cas, de cette union, Félix Houphouët-Boigny eut deux sœurs aînées, Faitai décédée en 1998[128] et Adjoua décédée en 1987[129] ainsi qu’un frère cadet, Augustin décédé en 1939[126].

Bien que catholique pratiquant, il épouse en 1930 à Abengourou[130], une magnifique métisse ivoiro-sénégalaise Kady de son vrai nom Khadija Racine Sow (1913-2006)[131], fille d’un riche commerçant sénégalais Ali Racine Sow de confession musulmane[130] et d'une mère Baoulé d'origine princière. Les deux familles respectives opposées à cette union(il se dit d'ailleurs que le père de Khadija aurait tenté d'attenter à la vie de son futur beau-fils pour l'empecher d'épouser sa fille),finissent toutefois par accepter ce mariage mixte qui est, dit-on, le premier jamais célébré en Côte-d’Ivoire[130]. De cette alliance naît cinq enfants : Félix (décédé en bas âge), Augustin, François, Guillaume et Marie[126], tous élevés dans la foi catholique[130].

Finalement, Houphouët divorce et se remarie en 1952 à la jeune catholique baoulé Marie-Thérèse Brou avec qui il n’a eu aucun enfant[130] mais avec laquelle il en adopte deux :

Le mariage connaît des scandales : en 1958, son épouse commet une escapade en Italie[130] tandis que lui, collectionne les maîtresses et a en 1961 un enfant hors-mariage avec Henriette Duvignac qu’il reconnaît : Florence (décédée en 2007)[133].

A sa mort en 1993, Félix Houphouët-Boigny ne laisse aucun testament écrit sinon un legs verbal en faveur de l’Etat ivoirien[73]. Ses héritiers reconnus, et tout particulièrement Hélène, mènent depuis, un combat contre l’Etat ivoirien afin de récupérer une partie de l’immense fortune d’Houphouët qu’elle affirme être une succession « privée » devenue « d’Etat »[132].

Ses relations en politique

Article connexe : Relations ivoiro-américaines.

Parmi ses amis et artisans de la décolonisation on compte Auguste Denise, Ernest Boka, Modibo Keïta, le Général De Gaulle, Mathieu Ekra, Germain Coffi Gadeau, Philippe Yacé, Arsène Usher Assouan, ... Son amitié avec Victor Capri Djédjé, se détériore lors de l'inauguration du Port autonome d'Abidjan en 1951. Vers 1970, arrivent sur la scène politique ivoirienne et internationale ses jeunes protégés dont il a financé pour certains l'instruction : Denis Bra Kanon, Gustave Kouassi Ouffoué, Alphonse Djédjé Mady, Henri Konan Bédié, Auguste Debray, Djéni Kobina... Sur le plan international, il est en contact privilégié avec de nombreux hommes politiques français parmi lesquels Jacques Chirac qu’il compte parmi ses jeunes protégés. Au Gabon Omar Bongo est également son jeune protégé.

Dans le contexte de la Guerre froide, Houphouët-Boigny établit entre 1967 et 1969, d’éphémères relations diplomatiques avec l’URSS[134]. Ces relations ne sont rétablies qu'en février 1986[134]. Quant à la Chine, ce n’est que le 3 mars 1983, qu’il établit des rapports diplomatiques avec la République populaire de Chine et qu'il la reconnaît être l’unique gouvernement légal représentant le peuple chinois tout entier ; il cesse alors ses relations avec Taïwan[135],[136]

Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix 

Afin de laisser à la postérité l’image d’un homme de paix [137], il crée en 1989 un prix pour la recherche de la paix parrainé par l’Unesco[138], entièrement subventionné par des fonds extrabudgétaires apportés par la Fondation Félix-Houphouët-Boigny[139]. Ce prix qui porte « le nom du Président Félix Houphouët-Boigny, doyen des chefs d’État africains, apôtre infatigable de la paix, de la concorde, de la fraternité et du dialogue pour résoudre tout conflit à l’intérieur comme à l’extérieur des États »[139], est attribué chaque année par un Jury international, composé de onze personnalités originaires des cinq continents, qui décerne un chèque de 122 000 euros[140].

Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a été accordé respectivement à Nelson Mandela, président du Congrès national africain (ANC) de l’ Afrique du Sud et Frederik Willem De Klerk, président de la République sud-africaine en 1991, à l’Académie de droit international de La Haye au Pays-Bas en 1992, à Yitzhak Rabin Premier ministre de l’État d’Israël, Shimon Peres, Ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël et Yasser Arafat, Président de l’Autorité nationale palestinienne en 1993, à S. M. Juan Carlos I, Roi d’Espagne et Jimmy Carter, ancien président des États-Unis d’Amérique en 1994, au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à Mme Sadako Ogata, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés en 1995, à Alvaro Enrique Arzú Irigoyen, président de la République du Guatemala et au Commandant Rolando Morán, représentant de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) en 1996 , à Fidel Valdez Ramos , président de la République des Philippines et Nur Misuari, président du Front de libération nationale moro (MNLF) des Philippines en 1997, à Sheikh Hasina Wajed, Premier ministre de la République populaire du Bangladesh et George J. Mitchell, Sénateur américain, ancien conseiller spécial du président des États-Unis d’Amérique pour les affaires irlandaises en 1998, à la Communauté de Sant'Egidio d’Italie en 1999, à Mme Mary Robinson, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme en 2000, à Kay Rala Xanana Gusmão, président de la République démocratique du Timor-Oriental en 2002, au Cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix et Dr Mustafa Cerić, Grand mufti de Bosnie en 2003 et à Maître Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal en 2005. Le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix n’a pas été attribué en 2001 et 2004[141].

Fonctions gouvernementales

En France

En Côte d'Ivoire

Ouvrage

Annexes

Bibliographie[modifier]

Par MOUKILI LE LION - Publié dans : CÔTE D'IVOIRE
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