Probable nomination de Wodié à la tête du Conseil constitutionnel / Alassane Ouattara a un problème avec la loi

Publié le par MOUKILI LE LION

wodie.JPGAlassane Ouattara, le candidat malheureux de la présidentielle 2010, pour achever son imposture et son irrespect pour la loi, veut nommer Francis Wodié à la tête du Conseil constitutionnel pour l’investir Président de la République.

Le candidat malheureux de la présidentielle 2010, Alassane Dramane Ouattara, veut nommer l’ancien président du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), Francis Wanga Wodié, au poste de président du Conseil constitutionnel. Poste encore occupé par le Pr Paul Yao N’Dré, qui n’entend pourtant pas démissionner. Mais là n’est pas le problème. Dans les conclusions du panel des chefs d’Etat de l’Union africaine endossées par le Conseil de paix et sécurité (Cps), l’ayant reconnu comme président élu de la présidentielle 2010, il a été recommandé qu’Alassane soit investi par le Conseil constitutionnel. Alassane prend donc conscience qu’il se trouve dans l’illégalité totale et tous les actes qu’il a posés jusque-là sont nuls et de nul effet, tant qu’il n’a pas l’onction du Conseil constitutionnel. Mais comment y parvenir lorsqu’on sait que le Conseil constitutionnel n’investit qu’une fois tous les cinq ans et que son président, le Pr Paul Yao N’Dré, a déjà investi Sem. Laurent Gbagbo, le Président véritablement élu et qu’il le lui a signifié par écrit ? Face à cette improbabilité, Alassane Dramane Ouattara veut s’enfoncer, en envisageant de nommer lui-même, la personne qui va par la suite lui conférer la légalité qui manquait à son coup d’Etat électoral. Mais si Alassane Ouattara se sent si puissant, pourquoi ne s’investit-il pas, lui-même, de cette légalité qu’il va quémander à quelqu’un qui aura cette autorité à partir de sa propre signature ? En d’autres termes, comment une personnalité qui se trouve dans l’illégalité la plus immonde, peut-elle nommer une autre et espérer que celle-là sera plus légale pour lui renvoyer un peu de sa légalité ? Si Alassane Dramane Ouattara est renvoyé à l’autorité du Conseil constitutionnel, c’est pour qu’il apprenne à respecter un jour, la loi. C’est pour qu’il s’incline devant les décisions de cette Institution et intériorise la primauté de la Constitution ivoirienne qui n’est pas dissoute. Un président d’un Conseil constitutionnel nommé par Alassane Ouattara non investi, n’est pas plus légal qu’Alassane lui-même.

« Comme je n’ai pas de pouvoir, je vais te nommer et puis tu vas me donner le pouvoir… ». Tel est le jeu absurde auquel se livre le président du Rassemblement des républicains (Rdr). On va donc assister à une suite d’actes illégaux, donc nuls, posés par un imposteur soutenu par des puissances impérialistes et autres prédateurs. Pourquoi Alassane Dramane Ouattara a toujours cette conscience distendue de la loi ? Candidat à la présidentielle par arrangement, il n’hésite pas à clamer que le délai de trois jours imparti à la Cei pour proclamer les résultats provisoires de la présidentielle, n’est pas impératif et qu’elle pouvait mettre autant de temps qu’elle entendait à traiter ce dossier. C’est le même Alassane qui, dans l’illégalité totale, veut nommer un président du Conseil constitutionnel qui devra l’investir. Et pour soutenir cette autre hérésie, Kacou Guikahué, le chargé de mobilisation et de sécurité du Rhdp va chercher un certain exemple français pour dire que, sans être investi, un président peut nommer celui qui va procéder à son investiture, comme si l’universalité d’une bêtise lui conférait la légalité ou la vertu. Alassane Ouattara a un véritable problème avec la loi. Il ne veut pas se soumettre à la loi, exige que celle-ci se plie à sa volonté. Et pour y parvenir, il n’hésite pas à créer une rébellion armée pour tuer autant de personnes qu’il peut. Que sera la Côte d’Ivoire si elle a le malheur d’être dirigée par un homme dont la boussole est le désordre ?

Là où Bédié passe, Wodié pousse !

Mais au-delà de cette prestidigitation juridique vraiment spectaculaire, qui n’a d’égale que la nature rebelle d’Alassane Ouattara à la loi, observons le rapprochement du Pr Francis Wodié avec le président du Pdci, Henri Konan Bédié, aujourd’hui allié suicidaire du candidat de l’étranger. Francis Wodié souffrirait-il d’un complexe de dette impayée vis-à-vis de Bédié ? On sait que Wodié était membre du Pana, parti de Kragbé Gnagbé. La réputation de Wodié fait noter qu’à l’arrestation de Kragbé Gnagbé, président du Pana, Konan Bédié, alors ministre de l’Economie et des Finances, aurait aidé l’homme de Droit à enjamber la frontière de la Côte d’Ivoire pour se trouver un exil en Algérie. Et depuis, Wodié se sent redevable vis-à-vis de Bédié, son bienfaiteur. En 1995, lorsque les partis politiques membres du Front républicain refusent d’aller aux élections piégées face à Konan Bédié, Wodié accepte d’être son adversaire, pour l’accompagner. Et lorsqu’élu, Bédié pêche dans l’opposition, Francis Wanga Wodié est nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En février 2010, pendant la crise de la dissolution de la Cei et du Gouvernement, suite à la fraude de Robert Beugré Mambé, président de cette Institution électorale, Bédié tente de donner une légitimité à l’insurrection du Rhdp en disant, triomphalement: « … En plus, nous avons le Pit avec nous. » Aujourd’hui, Bédié est au Golf avec Ouattara. Et Wodié soutient l’imposture du président du Rdr au point d’être annoncé comme celui-là qu’il va nommer pour l’investir afin que sa prétendue élection reconnue par l’étranger, revête l’autorité de la chose jugée. Wodié veut absolument devenir quelqu’un dans l’ombre de Bédié. Et lorsque Bédié s’enlise quelque part, Wodié n’est pas loin. C’est pourquoi, nous disons que là où Bédié passe, Wodié pousse. Peu importe qu’il soit nommé par un président illégal et que l’acte d’investiture qu’il posera en faveur de Ouattara sera d’une validité nulle. Comme s’il avait un devoir de reconnaissance à vie, Wodié veut rendre coûte que coûte service à Bédié, l’aider à sortir de l’impasse. Surtout que sa haine, son aigreur et sa jalousie à l’égard de Laurent Gbagbo ne sont plus à démontrer. La proximité Bédié-Wodié, date de loin, et ne peut pas être fortuite. Elle nous fera voir encore des absurdités qui défient la lucidité d’une double agrégation en Droit. On le voit, l’égarement du Pr Wodié l’éloigne de plus en plus de la rigueur de la loi. Mais le plus navrant, c’est le mensonge qui tranquillise sa conscience embourbée, alors que son âge résolument finissant, exige la sagesse des ancêtres glorieux.

Publié dans CÔTE D'IVOIRE

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