Le camp Gbagbo appelle ses jeunes partisans à rejoindre l'armée

Publié le par MOUKILI LE LION

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Charles Blé Goudé, le chef des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, demande à ses partisans de "s'enrôler dans l'armée" pour affronter les combattants pro-Ouattara qui harcèlent les FDS à Abidjan depuis plusieurs semaines.
Par Dépêche (texte)

AFP - Le camp du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a appelé samedi ses jeunes partisans à "s'enrôler dans l'armée" pour faire face aux insurgés qui le défient en plein Abidjan, où des milliers d'habitants fuyaient des violences de plus en plus meurtrières.

La crise née du scrutin de novembre entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, menace chaque jour davantage de virer à la guerre civile.

A Abidjan, les combats entre forces armées fidèles au président sortant et insurgés pro-Ouattara s'étendent jusqu'aux abords du Plateau, quartier du palais présidentiel.


Chef des "jeunes patriotes", fervents partisans de M. Gbagbo, Charles Blé Goudé a appelé les jeunes Ivoiriens "qui sont prêts à mourir pour leur patrie, qui ne supportent plus l'humiliation que subit" leur pays, à se rendre lundi matin à l'état-major "pour se faire enrôler dans l'armée afin de libérer la Côte d'Ivoire de ces bandits".

"Est-ce que vous êtes prêts à aller dans l'armée pour servir votre pays?", a-t-il demandé à plusieurs milliers de partisans lors d'un meeting dans le quartier de Yopougon (ouest), considéré comme un bastion de M. Gbagbo à Abidjan.

"Oui! libérez! libérez!", a répondu la foule. Des jeunes levaient les mains vers le ciel tandis que d'autres se frappaient la poitrine.

Vendredi, Laurent Gbagbo avait réclamé "une plus grande responsabilité et une plus grande collaboration" entre les citoyens et les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour que "les présences suspectes" soient "neutralisées".

Son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé a directement visé l'ONU, dont la mission en Côte d'Ivoire (Onuci) est accusée par les siens de soutenir les "rebelles".

"Ce n'est pas Ouattara" mais l'ONU "qui nous mène la guerre", a affirmé celui qui fut le fer de lance de manifestations parfois violentes aux heures chaudes de la crise politico-militaire de 2002, visant en particulier les Français.

Les violences liées à la crise post-électorale ont déjà fait près de 440 morts, selon l'Onuci.

La mission a accusé les forces armées du camp Gbagbo d'avoir tué jeudi, avec des tirs de mortiers, entre 25 et 30 civils dans le quartier d'Abobo, fief électoral de M. Ouattara à Abidjan et de nouveau cible de tirs à l'arme lourde vendredi soir.

Publié dans CÔTE D'IVOIRE

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