Appel à la mobilisation à la place de la République La dernière forfaiture du clan Gbagbo

Publié le par MOUKILI LE LION

ble-goude2.jpgBlé Goudé a appelé, hier mercredi, les «jeunes patriotes» à un rassemblement devant le Palais présidentiel à Abidjan. Prévu du samedi 8h au lendemain, ce rassemblement, selon son initiateur, a pour but de démontrer que Gbagbo Laurent est «majoritaire» en Côte d’Ivoire. Une vraie comédie. En Côte d’Ivoire, tout le monde est unanime aujourd’hui que la personnalité majoritaire est Alassane Ouattara. Il suffit de s’en référer aux résultats de la présidentielle du 28 novembre dernier pour s’en convaincre. Sur 4590219 de suffrages exprimés, le président Alassane Ouattara a obtenu 2483164 voix soit 54,1%, contre Gbagbo Laurent 2107055 voix (45,9%). Une nette victoire qui démontre non seulement la volonté du peuple ivoirien au changement mais le statut de leader majoritaire de Ouattara. La popularité d’un leader se vérifie à l’aune des élections. Et cela n’est plus discutable aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara tient la palme du leader moderne, rassembleur, visionnaire et respectueux. Toute l’antithèse du président sortant, Gbagbo Laurent. Vomi par le peuple ivoirien, il n’a trouvé d’autre solution que de le massacrer avec les armes lourdes.
Organiser un rassemblement de 24h devant le palais présidentiel ne changera à rien au choix du peuple souverain de Côte d’Ivoire qui a confié son destin au président Alassane Ouattara.
Au moment où il se rend à l’évidence de la chute de son mentor, il veut faire une autre mise en scène pour soutirer les derniers sous. Parce que c’est une réelle utopie de croire que Gbagbo est «majoritaire» en Côte d’Ivoire. Si Blé s’obstine, on peut lui concéder ses rêveries. Car Gbagbo majoritaire en Côte d’Ivoire est une apparence, une chimère. En Côte d’Ivoire, la réputation dont peut se prévaloir Gbagbo Laurent une popularité de la terreur.
Cette terreur qu’il a instaurée dans le pays depuis sa prise de pouvoir dans des conditions calamiteuses en 2000 et qu’il a accrue depuis son refus de céder le pouvoir au vainqueur proclamé de la présidentielle du 28 novembre dernier, Alassane Ouattara, certifié par l’ONU et reconnu comme unique Président ivoirien par la communauté internationale.
L’escalade de la violence a pris une ascension fulgurante depuis la mi-février, conduisant le pays chaque jour un peu plus vers la guerre civile. C’est dans cette situation délétère que le chef des «jeunes patriotes» a invité les fervents partisans de Gbagbo à se faire enrôler dans l’armée pour «défendre la patrie attaquée par des rebelles». Référence faite aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire, nouvelle appellation de la nouvelle armée ivoirienne commandée par le président élu, qui combattent les miliciens et mercenaires recrutés par le président sortant.
Selon l’ONU, les violences ont déjà fait 440 morts. Plus de 500000 personnes ont déjà déserté leur domicile pour fuir les combats à Abidjan et dans l’ouest du pays dont quelques 90000 ont trouvé refuge au Liberia, depuis le début de la crise née de la présidentielle du 28 novembre. Fruit de la « popularité » de Gbagbo.
OUATTARA Gaoussou

Publié dans CÔTE D'IVOIRE

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